Nous entrons bientôt en résidence au Théâtre du Soleil, pour créer ce nouveau spectacle.
En 1935 un groupe d’anarchistes refusant les lois pro natalistes et croyant pouvoir disposer librement de leur corps, se font arrêter. Leur procès : « Les stérilisés de Bordeaux » défraye la chronique et les moeurs de l’époque. En 2135, une médecin est accusée d’avoir soigné des patients, contrevenant ainsi aux règles qui régissent une société où pour la survie du plus grand nombre des lois eugénistes strictes ont été mises en place. Nous assistons à son procès et nous devrons décider de sa culpabilité.
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Le théâtre populaire dans tous les sens du terme. C’est Ariane Mnouchkine qui peut être fière.
Les personnages glissent petit à petit dans la folie et la maladie, malgré leur résistance, leur vitalité, leur endurance. Ils se débattent, tout couverts de cette farine viciée qui s’éparpille partout. Doucement, sous nos yeux, ils sombrent presque sans que l’on s’en rende compte. Certes, il y a cette mère vaillante, incarnée par Charlotte Andrès, et ce père, pataud et touchant, joué par Arnaud Churin. Tous deux luttent admirablement par la bonhomie qu’ils inspirent contre cette tristesse qu’est la misère. Ils offrent des moments de grâce bienvenue et adoucissent, le plus longtemps possible, l’âpreté de leur réalité. Néanmoins, c’est forcé, à mesure que le temps passe, l’on rigole de moins en moins, l’horizon s’obscurcit, et presque sans que l’on s’en aperçoive, à l’endroit même où nous sommes entrés pour retrouver un peu de chaleur, l’on finit par se lever, partir et peut-être même pleurer.
Extraits de la nouvelle revue Grande Mémoire Septembre 2025 – Par Emmanuel Lemieux et François Delens
« Place à une pièce construite autour de cinq personnages principaux et dont on perçoit aisément les inspirations. Il y a du Dostoïevski dans cette famille… » »Qu’est ce qui produit de la folie humaine en nous et dans les collectivités humaines, fait partie des grandes questions qu’elle distille depuis quelques années (…) elle en fait spectacle aussi spectaculaire que subtil. »
« Nous voilà devant une drôle de sociologue circassienne. L’actrice s’intéresse de près à la marionnette humaine qui se démêle de ses fils pour reprendre de la liberté. Dans les créations d’Hamideh Doustdar, le clown est son garde du corps, celui d’un corps social malade ».
Parution en librairie de la revue Grande Mémoire
« Le passé est parmi nous ».
Un site, une revue, une collection. Mémoire des invisibles ou des gens très connus mal connus, mémoire des inconnus qui méritent d’être connus, mémoire d’un lieu, d’une œuvre, d’un concept
Un dossier sur l’ergotisme, sur la metteuse en scène de La Compagnie 84, sur le spectacle « Les Ardents – conte macabre », entre autres sujets de mémoires. A lire…
RETROUVEZ NOUS A PARTIR DU 26 NOVEMBRE AU THEÂTRE DU SOLEIL